mardi 10 octobre 2017

La « nouvelle » politique de l'Office québécois de la langue française sur les emprunts à une langue étrangère.

La nouvelle politique de l'Office québécois de la langue française sur les emprunts à une langue étrangère suscite beaucoup de réactions négatives. Pourtant, par rapport aux précédentes politiques (1980 et 2007), on observe peu de changements, à l'exception d'un seul, l'acceptation de certains anglicismes. Ma critique des fondements de cette politique dans Main basse sur la langue (Liber, Montréal, 2010) est toujours valable. Aucun progrès ni dans la théorie ni dans l'application n'est perceptible dans le nouveau document. On se demande si l'OQLF a fait un quelconque effort de recherche, de réflexion et d'analyse dans ce domaine depuis ces années.

Le document comporte même encore des erreurs d'interprétation, par exemple quand il présente annonces classées comme un anglicisme. Comment pourrait-on nommer autrement des annonces classées par ordre alphabétique ou par rubriques ? En réalité, c'est annonces classifiées qui est un anglicisme, mais ce terme autrefois courant ne se rencontre pratiquement plus de nos jours.

« Le Courrier de Laval n'a pas tardé à offrir des petites annonces classifiées, comme on les appelait à une certaine époque, à ses fidèles lecteurs. », Courrier Laval, 20 mai 2015.

On note toujours à la base une confusion entre deux phénomènes distincts : les progrès de l'usage de l'anglais (ici et ailleurs), vus comme une menace, et les emprunts à cette langue, jugés comme le symptôme de cette menace. Lutter contre les symptômes serait combattre la maladie. Éradiquer les anglicismes du français permettrait d'enrayer les progrès de l'usage de l'anglais. Or, c'est faux. L'anglais, justement, en est la preuve. C'est une langue germanique qui, par un accident de l'histoire, a emprunté 40 % de son vocabulaire à une langue romane, le français, directement ou par l'intermédiaire du latin. Cela ne l'a pas empêché de se développer au point de devenir la première langue mondiale. Le français est encore loin d'avoir 40 % de son vocabulaire d'origine anglaise. Bannir les anglicismes de la langue ne renforcera pas le français, ni surtout ne diminuera en rien la force de l'anglais.

En réalité, le nouveau document, comme les précédents, essaie de masquer une position non scientifique, mais purement idéologique, sous un habillage scientifique et technique. En fait pseudo-scientifique et pseudo-technique.

Cette posture se double d'une autre : les terminologues de l'OQLF se présentent comme des gens modérés, évitant les positions extrêmes que représentent les  puristes, pour qui tout emprunt à l'anglais est à bannir, et les laxistes, pour qui le recours systématique à  l'emprunt ne pose aucun problème.

L'absence de fondements scientifiques vérifiables se cache derrière l'emploi de multiples critères d'acceptation ou de rejet des emprunts aussi hétéroclites que peu crédibles. L'acceptabilité d'un mot anglais se déduirait rationnellement à l'issue d'un long parcours algorithmique à travers le filtre de ces critères. Leur nombre, leur hétérogénéité et le flou de leur définition font qu'on aboutit à toutes sortes de décisions contradictoires. Tel mot est accepté, tel autre ne l'est pas, mais on a souvent l'impression que le contraire serait tout aussi possible à la lumière des mêmes critères… Ce système à géométrie variable permet de sortir opportunément le critère qui permettra d'accepter le mot qui plaît et de rejeter celui qui déplaît… En réalité, pratiquement tous les emprunts de mots anglais seront rejetés, car trop visibles, les emprunts masqués que sont les calques ou les anglicismes de sens ayant plus grâce aux yeux de nos terminologues.

Un de ces critères curieux est la notion d'intégrabilité au système du français. Il est étonnant qu'on puisse affirmer que des mots qui s'emploient tous les jours, qu'on trouve dans tous nos médias, comme selfie, ne peuvent pas s'intégrer au système français… Qui plus est, le document nous apprend qu'on peut toutefois, dans certains cas, accepter des mots  « non intégrables au système français » (sic). Allez donc comprendre la logique du raisonnement ! Et l'utilité de ces critères…

Autre critère arbitraire malgré sa dénomination impressionnante : la « légitimité sociolinguistique au Québec ». Le document ne dit pas qui détermine cette légitimité ni comment. Est-ce qu'on procède par sondages auprès de la population pour savoir si tel mot est légitime ou non ? Est-ce qu'on vérifie dans les médias s'il est fréquent ou pas ? Est-ce que tous les Québécois sont d'accord sur le statut à accorder à tel ou tel mot ? Est-ce qu'il n'y a qu'une seule manière de parler au Québec ? J'ai développé ces questions sur la base de recherches empiriques dans Le français québécois entre réalité et idéologie (Presses de l'Université Laval, Québec, 2017). La réponse est évidemment qu'il n'y a pas ici une seule légitimité sociolinguistique, mais au moins deux. Pourquoi l'OQLF favorise-t-il l'une au détriment de l'autre ?

Une autre caractéristique marquante de ce document, dans la continuité des deux précédents, est le fond de séparatisme linguistique qui l'imprègne. Certes, il est dit, comme par prudence, que la politique de l'OQLF fait en sorte qu'on ne se dissocie pas des autres pays francophones, en particulier de la France, mais en réalité le fameux critère de légitimité sociolinguistique au Québec sert à créer tout doucement, mais assez sournoisement, une langue à part qui nous éloignerait de celle de la majorité des autres francophones. Je dis bien qui nous éloignerait, car en réalité ce qui caractérise le plus le marché linguistique québécois depuis la création de l'OQLF en 1961, c'est son rapprochement extraordinaire avec le marché  linguistique francophone international.

On en vient à penser que ce sentiment de légitimité est celui que les terminologues de l'OQLF eux-mêmes veulent bien accorder ou non. En effet, pourquoi fin de semaine serait plus légitime que week-end alors que les deux mots sont employés ici pratiquement dans les mêmes proportions ? Pourquoi égoportrait – mot lourd et mal formé - devrait-il être favorisé aux dépens de selfie alors que ce dernier est d'emploi plus fréquent dans nos médias ? Idem pour démoniser – calque de l'anglais - alors que diaboliser, utilisé partout dans la Francophonie, lui aussi est plus fréquent ?

Les avis discordants parus dans les médias de spécialistes comme Jean-Claude Corbeil, Marie-Eva De Villers, Monique Cormier, Nadine Vincent et Jacques Maurais montrent bien qu'il n'y a pas consensus sur cette politique et que les choix de l'OQLF n'ont pas la légitimité que ce dernier prétend leur reconnaître. À l'ère d'Internet, alors que l'information et les mots qui la véhiculent voyagent à la vitesse de la lumière, on peut légitimement se demander s'il est encore justifié d'« orienter l'usage linguistique » des Québécois. Surtout sur la base de critères purement idéologiques. Ils sont certainement capables de choisir tout seuls les mots qui leur conviennent.



Mots-clés : Office québécois de la langue française, OQLF, politique linguistique, anglicismes, légitimité sociolinguistique, critères.

jeudi 28 septembre 2017

Lionel Meney, Le français québécois entre réalité et idéologie. Un autre regard sur la langue. Étude sociolinguistique, Presses de l'Université Laval, 2017.


Au Québec, la question du français, et plus particulièrement de la qualité du français, occupe le devant de la scène depuis des décennies. Or, qui dit qualité, dit jugement (jugement de fait ou jugement valeur ?). Et qui dit jugement dit critère. Le critère de jugement de la qualité - ou plutôt de la correction - d'une langue se fait par comparaison avec un modèle linguistique considéré comme la norme. La norme est décrite dans des ouvrages dits de référence, des grammaires et des dictionnaires. À partir de là, on a défini le concept de français de référence, qui est - ou serait - le modèle de « bon français », de français correct.
Le problème pour nous au Québec, c'est que ces ouvrages de référence se font généralement en France, à Paris (Larousse, Le Robert, Hachette). Si bien que l'usage de ce français de référence diffère souvent de l'usage québécois. Ce qui crée de l'insécurité linguistique et de la frustration, voire de l'agressivité.
Je considère que ce débat sur la qualité de la langue est faussé par les non-dits, les présupposés, faussé aussi par l'absence de définitions rigoureuses - acceptées de tous - des termes employés, par l'absence de vision globale de la situation linguistique. Comme son titre l'indique (Le français québécois entre réalité et idéologie : un autre regard sur la langue), mon troisième ouvrage sur le français québécois, a pour objectifs : 1) de décrire les principales particularités du français québécois et le fonctionnement du marché linguistique québécois (c'est la réalité); 2) de confronter les diverses représentations qu'on se fait de ce français à cette réalité décrite (c'est l'idéologie); 3) de dégager les différents enjeux du champ linguistique québécois.
Dans les 5 premiers chapitres, je fais l'inventaire des principales particularités du français québécois en m'appuyant sur des exemples authentiques tirés principalement de la presse écrite québécoise (PEQ). J'étudie et classe ces particularités selon les divisions classiques de la grammaire (phonologie-phonétique, morphologie, syntaxe, lexique). Je consacre un chapitre spécial aux anglicismes. J'aborde aussi le rôle de la traduction dans l'importation d'anglicismes. Cette partie du livre est une description statique de français québécois, un essai de taxinomie des particularismes de cette variété de français.
J'ai voulu aller plus loin. La deuxième partie est, je crois, la plus originale de ma recherche. Elle m'a permis de valider mon hypothèse de départ, à savoir que toutes les particularités du français québécois s'expliquent, bien sûr, par les particularités du marché linguistique québécois, qu'il s'agit d'analyser dans le détail. Pour comprendre ce qui se passe dans le domaine de la langue au Québec, il faut toujours avoir en vue les caractéristiques de son marché linguistique.
Ce marché se caractérise par la coexistence de deux langues – le français et l'anglais - et de deux variétés de langue (j'hésite à dire de deux dialectes, parce que le mot est péjoratif au-delà du cercle des linguistes, mais pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit), un français vernaculaire – le français québécois au sens étroit - et un français international. Nous connaissons donc une situation de bilinguisme français-anglais et de diglossie français vernaculaire-français international.
Ces trois systèmes linguistiques sont en interaction constante, en concurrence permanente. J'ai voulu voir comment se présentait cette concurrence dans la réalité. Ce qui, à ma connaissance, n'a jamais été vraiment fait. Du moins d'une manière aussi systématique, sur une base objective, en grande partie statistique. Après la description statique du français québécois, j'ai donc procédé à une description dynamique du fonctionnement du marché.
Pour ce faire, j'ai utilisé la base de textes Eureka.cc. Grâce à elle, j'avais accès à des millions d'articles de pratiquement tous les titres de presse québécois et français (de France). (PEQ : 2 300 000 articles; PEF : 28 000 000 à l'époque de la recherche). Je pouvais considérer que ce corpus était représentatif du français écrit des deux côtés de l'Atlantique.
J'ai étudié principalement le comportement de ce que j'appelle des paires diglossiques, c'est-à-dire deux mots ayant le même sens (dénotation et connotation), mais appartenant à deux dialectes différents (français vernaculaire et français international ou de référence) et utilisés dans des conditions similaires. Par exemple, l'oiseau appelé en latin Branta canadensis  est désigné au Québec soit par le terme (endogène) outarde, soit par le terme (international) bernache. Voici d'autres cas semblables dans d'autres domaines de la langue : morphologie : ma/mon job; syntaxe : être/avoir déménagé, échouer un examen/à un examen, lutte au chômage/contre le chômage; combinaisons de mots : loger/déposer une plainte, prendre/faire une marche; mots simples : perdrix/gelinotte; mots composés : borne-fontaine/borne d'incendie, centre d'achat/commercial, payeur de taxes/contribuable; tournures phraséologiques : couler dans le béton/graver dans le marbre, faire sortir le vote/mobiliser ses électeurs, manquer le bateau/rater le coche.
Ces recherches (portant sur un grand nombre d'exemples variés) m'a permis de faire les constatations suivantes :
1)   Le marché linguistique québécois n'est pas homogène, mais très hétérogène, étant le lieu de concurrence entre trois systèmes linguistiques ((cf. supra bilinguisme et diglossie).
2)   En synchronie (dans le temps présent), le rapport des forces entre le français de référence, le français vernaculaire et l'anglais est très contrasté; parfois c'est le français de référence qui domine : tomber amoureux (63 %) vs tomber en amour (37 %); parfois le français vernaculaire : boyau d'arrosage (75 %) vs tuyau d'arrosage (25 %); parfois encore l'anglais : entrepreneurship (85 %) vs esprit d'entreprise (14 %); parfois il n'y a pratiquement pas/plus de concurrence : bleuet (99 %) vs myrtille (- de 1 %); robinet (99 %) vs champlure (- de 1 %);  parfois la concurrence est serrée (plus ou moins 50 %-50 %) : échouer à examen vs échouer un examen.
3)   Même pour des séries de termes appartenant à une même catégorie (morphologique, syntaxique ou sémantique), le tableau est contrasté; cf. le genre dans la série badge, business, gang, job, sandwich ou l'orthographe dans la série hacker, rapper, rocker, skater, supporter; cf. aussi la forme -eure dans la féminisation des titres.
4)   Un certain nombre de termes français sont plus fréquents dans la PEQ que dans la PEF probablement sous l'influence d'un terme anglais identique ou similaire; par ex. : additionnel vs supplémentaire, funérailles vs obsèques, incluant vs y compris, possiblement, présentement, superviseur, tenir pour acquis.
5)   Il y a une très grande différence entre le français écrit (plus international) et le français oral (plus vernaculaire); c'est une des caractéristiques d'une situation de diglossie.
6)   Il existe une hiérarchisation et une répartition des emplois en fonction du dialecte : ainsi on distingue la langue du journaliste, de l'intervieweur, de celle de l'interviewé; en général le journaliste respecte plus le français de référence - ou du moins évite les formes populaires et les emprunts de mots à l'anglais, mais rapporte les paroles de l'interviewé en reprenant ses mots et expressions; c'est une caractéristique d'une situation de diglossie.
7)    Les emprunts de mots à l'anglais sont en général bannis de l'écrit (sauf effet stylistique volontaire ou discours rapporté); par ex. : dans le vocabulaire de l'automobile; tous les mots anglais courants à l'oral (brake, bumper, muffler, etc.) sont bannis de la documentation et des articles de journaux. C'est un phénomène d'autocorrection, sinon d'autocensure, caractéristique d'une situation de diglossie.
8)   Les condamnations de certains termes par les organismes officiels, les ouvrages de référence, les chroniqueurs sont plus ou moins respectées, peut-être parce qu'elles ne sont pas toutes également connues; ex. de condamnations connues et respectées : cancellation, canceller, cédule, céduler; ces mots courants à l'oral sont quasiment absents à l'écrit.
9)   En diachronie (l'évolution dans le temps), on observe une tendance en faveur du français de référence, même s'il y a des cas de maintien du français vernaculaire en face du français de référence et même de progrès; précisons qu'il s'agit de cas de progrès relatif, pas forcément de domination; cas de progrès du français international : chèque-cadeau vs certificat-cadeau, coupon de réduction vs coupon rabais, rupture vs bris de contrat, chaudière vs fournaise, aspirateur vs balayeuse; cas de figement de la situation : papier-mouchoir vs mouchoir en papier, costume vs maillot de bain; cas de progrès du français vernaculaire : mère monoparentale vs célibataire, calorifère vs radiateur, chum vs copain.
C'était la réalité, maintenant les représentations, les idéologies.
J'ai essayé de dégager et d'analyser les diverses idéologies linguistiques présentes au Québec. Pour ce faire, j'ai procédé à une analyse de contenu d'ouvrages sur la langue écrits par des Québécois. Voici les principaux ouvrages analysés : Dagenais, Gérard, 3 écrits (1959 à 1967); Bélanger, Henri, Place à l'homme. Éloge du québécois (1969); Boudreault, Marcel, La Qualité de la langue (1973); Jean Marcel [Paquet], Le Joual de Troie (1973); Corbeil, Jean-Claude, L'Embarras des langues (2007). Pour mon analyse, j'ai retenu une quarantaine de notions (rapport au peuple, à l'élite, à l'héritage français, au français de France, aux grammaires et dictionnaires français, aux anglicismes, au joual, etc.). On constate que le paysage idéologie est très varié. Il s'articule autour des notions de nation et d'élite. Une première grande tendance divise les partisans d'une norme nationale, endogène (Je les désigne sous le nom d'« endogénistes ») et les partisans d'une norme internationale (appelés par certains « internationalisants »). À l'intérieur de ces deux tendances apparaît un autre clivage qui oppose les partisans d'une norme populaire à ceux d'une norme élitaire. Enfin, il existe un troisième clivage opposant dans chaque camp des positions plus ou moins extrêmes ou modérées. Au résultat, je relève pas moins de 5 positions : du côté des endogénistes, les joualisants, les québécisants et les aménagistes. Du côté des internationalisants, les internationalisants (modérés) et les francisants.
On peut voir le débat sur la qualité de la langue comme l'expression des luttes dans le champ linguistique du Québec pour la domination du marché de la valeur des normes et des termes. L'objet de la lutte est le choix de la norme linguistique et des termes considérés comme corrects. Parmi les agents, on compte des agents institutionnels (Conseil de la langue française, Office québécois de la langue français, etc.), associatifs, individuels… L'enjeu principal est la domination du marché linguistique québécois. Cet enjeu se décline en enjeux identitaire, psychologique (sécurité vs insécurité), politique, économique, pédagogique, etc.

Résultat : Tableau des différentes idéologies linguistiques au Québec

Marché linguistique francophone
national
international
Norme
endogène, nationale, québécoise
transnationale, internationale, panfrancophone
Courant
endogéniste
internationalisant
Classe sociale
de référence
peuple québécois
élite
québécoise
élite francophone internationale
élite française
Sous-courant
joualisant
québécisant
aménagiste
internationalisant
francisant












Source : Lionel Meney, Le français québécois entre réalité et idéologie. Un autre regard sur la langue, Presses de l'Université Laval, 2017, p. 491.

Mots-clés : français québécois, idéologie linguistique, bilinguisme, diglossie, marché linguistique, endogéniste, internationalisant, joualisant, québécisant, aménagiste, francisant.

lundi 28 août 2017

Dites-le en français.

Le site de France Termes, un site à connaître :

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2017/08/28/37002-20170828ARTFIG00011-dites-le-en-francais.php

samedi 22 juillet 2017

De l’indistinction fréquente des sons « an » et « on ».


Dans les médias électroniques français, par exemple à France Info, on remarque que certains journalistes ne font plus la distinction entre les sons « an » et « on ». Ils ne distinguent plus, par exemple, « blanc » et « blond », « France et « fronce », « défense » et… « défonce ».
C’était particulièrement comique d’entendre qualifier Michèle Alliot-Marie de « ministre de la Défonse »… surtout quand on connaît le personnage.
A la météo, on nous annonce la venue de « vonts violonts » (vous aurez compris qu’il est question de « vents violents »). 
On ne distingue plus « manger des oranges » et « manger des oronges ». Pourtant ce n'est pas la même chose!
Ecart de prononciation particulièrement mal venu tant sont nombreux les termes qui se distinguent uniquement par ce trait. 
Ce tic de prononciation – assez agaçant – se rencontre surtout chez les femmes. Il semble que, pour certaines, il se veut un signe de distinction. Accent distingué ou accent pimbêche ? A vous de juger…



Mots clés : langue française, prononciation, tic, journaliste, France Info, indistinction sons « an » et « on », défense et défonce, France et fronce, rance et ronce, violent et violon.

vendredi 21 juillet 2017

A qui appartient la langue française?

 Un article intéressant publié par le Point :

http://www.lepoint.fr/culture/a-qui-appartient-la-langue-francaise-21-07-2017-2144733_3.php?google_editors_picks=true

Mots clés : sociolinguistique, langue française, changement linguistique, norme, orthographe, grammaire, Académie française.

vendredi 23 juin 2017

Comment doit-on prononcer Visegrad?

Cher Mathieu Coache de BFM-TV, le nom Visegrad, qui sert à désigner le groupe des pays de l'Est européen, est d'origine slave et signifie "haut château". 

Il se prononce "vi-ché-grade" et non "viss-grade". 

Bien cordialement.

Mots-clés : prononciation - Visegrad

dimanche 4 juin 2017

Comment prononcer Justin dans Justin Trudeau ?

Cher Thierry Arnault de BFM-TV, le prénom du premier ministre canadien Justin Trudeau se prononce à la française, soit "juss-tin", et non "djeuss-tine" à l'anglaise. Seuls les francophones qui refusent à Justin Trudeau sa qualité de francophone se permettent de le prononcer à l'anglaise. Ce qui représente une prise de position politique qui n'a pas lieu d'être en France.

Mots-clés : Prononciation française; Justin; Justin Trudeau; Thierry Arnault; BFM-TV.